Dimanche 22 novembre 2009

Alger, Khartoum Envoyé spécial

Ils ont confondu le hall bondé de l'aéroport de Khartoum avec une tribune de stade. Rien de grave : ici, au Soudan, les supporteurs algériens semblent être chez eux. Le contrôle du passeport se transforme en séance photo avec les douaniers. Dehors, une dizaine d'adolescents acclament plus de deux cents Algériens. Et eux ? Ils embrassent les plus vieux, enlacent les enfants... Dans les rues ternes de la capitale, entassés dans les taxis, les fans maghrébins sont reconnus, klaxonnés, encouragés par les Soudanais : "Allez l'Algérie ! Faut battre l'Egypte !"


Lundi 16 novembre, 21 heures. Une jeunesse surexcitée vient de débarquer d'Alger dans l'un des trente vols affrétés par Air Algérie. La compagnie aérienne prévoit d'acheminer plus de 7 000 supporteurs vers Khartoum où doit se dérouler, mercredi 18, l'ultime rencontre entre l'Algérie et l'Egypte. Le vainqueur ira au Mondial en juin. Les prix des billets - pris d'assaut dans les agences d'Alger - ont été divisés par plus de quatre, bradés à 20 000 dinars (200 euros), ce qui représente quand même l'équivalent d'un mois de salaire.

Hamine Bakha aurait tellement voulu voir son équipe nationale vaincre les Pharaons, samedi 14. Au Caire, "j'ai vécu plus que l'enfer ", explique ce commerçant de 26 ans, maillot de l'AS Saint-Etienne sur les épaules. A la presse algérienne, à d'autres supporteurs, il raconte comment il s'est fait "chasser" à la sortie du stade, "caillasser" dans le bus. "Des Egyptiens nous ont balancé des fumigènes, on aurait pu brûler dans ce bus." Air Algérie lui a offert le billet.

"ON LES A ACCUEILLIS AVEC DES FLEURS"

Dans l'avion, entre deux chants et les youyous des hôtesses, on décortique les journaux. On lit et relit en français, en arabe, les articles consacrés à ces supporteurs morts à la sortie du stade - les autorités algériennes démentent -, à cette femme déshabillée devant un soldat égyptien, aux joueurs blessés, aux drapeaux brûlés, on apprécie ces éditos qui rappellent que l'Algérie était venue épauler son "frère" lorsqu'il était en guerre contre Israël.

"Quand les Pharaons sont venus jouer à Blida, en juin, on les a accueillis avec des fleurs", martèle Mohamed Kouchik, 23 ans, un supporteur qui a passé la nuit à l'aéroport d'Alger pour arracher un billet. Pour beaucoup de jeunes, le match ne sera pas sur la pelouse, mais dans les rues poussiéreuses de Khartoum. "Vengeance", réclament-ils. "On va leur faire le double, le triple de ce qu'ils nous ont fait", lance un autre. Le gouvernement soudanais a mobilisé 15 000 policiers prêts à intervenir en cas de débordements avant, pendant et après la rencontre. Sur les 41 000 places du stade d'Omdurman, 9 000 seront réservées aux publics des Fennecs, autant pour les Pharaons.

Mais tous n'espèrent pas une bataille rangée. "Je ne suis pas pour la vengeance, riposte Hadjassa Boudjemaa, 28 ans, un ingénieur. Si on doit les taper, ça sera sur le terrain : nous ne sommes pas des Egyptiens."

La jeunesse - sur les 35 millions d'habitants, 35 % de la population à moins de 25 ans - est "amoureuse" de son équipe nationale. Les Fennecs sont une morphine pour "oublier la misère" du pays. Une jeunesse coincée entre la Méditerranée, le Sahara, la "zetla" (le cannabis), le chômage et la prière.

"PAS D'AVENIR ICI"

Lorsque l'Algérie s'était inclinée samedi (0-2) au Caire, Alger avait cessé de vivre. Les jeunes y racontaient leur désespoir. "Tu veux savoir c'est quoi ma vie ?, lançait Adel Kouidri, 18 ans, étudiant en droit. C'est ça ! Tu comprends ? C'est le vide. Il n'y a pas d'avenir ici.""Si tu n'as pas de piston, tu ne peux rien faire", jurait Rachid Akouri, 24 ans, au chômage en "CDI". "L'Etat algérien ne fait rien pour nous, enchaînait Islam Louhadi, 28 ans, chômeur aussi. Il a de l'argent mais pas pour nous. C'est pas grave : on aime l'Algérie."

Pour Nacer Djabi, sociologue, cette équipe de football peut être "un déclic pour réconcilier les jeunes et le nationalisme". "Les jeunes sont très critiques contre le système, ils ne croient plus en rien, explique-t-il. Mais si l'équipe nationale gagne, c'est l'Algérie qui gagne." "Cet élan patriotique spontané a surpris tout le monde, assure l'éditeur Abdallah Benadouda. On pensait que la jeunesse avait tourné le dos à son pays."

Ainsi, cette qualification pour la Coupe du monde - les Fennecs n'y sont plus allés depuis 1986 - représente un espoir pour cette jeunesse traumatisée par la "décennie noire" des années 1990 où des dizaines de milliers d'Algériens sont morts dans une guerre civile larvée contre le terrorisme islamique. "Le renouveau du football algérien correspond au retour de l'Algérie sur la scène mondiale", affirme Azzedine Mihoubi, secrétaire d'Etat à la communication. Pour lui, voir flotter autant de drapeaux dans le pays "réaffirme la présence de l'Etat, de la République et de la démocratie, tout ce que les intégristes voulaient détruire".

L'adhésion populaire aux Fennecs leur a valu le surnom "d'équipe du consensus national". Tous les Algériens sont considérés sur le même plan, même ceux qui sont nés en France. C'est le cas de 14 joueurs - sur 25 - de l'équipe d'Algérie. Et ceux qui ne parlent pas arabe ? C'est pardonné. Hassan Yebda et Mourad Meghni avaient même gagné la Coupe du monde des moins de 17 ans en 2001 avec... les Bleus. "Les immigrés sont aussi des Algériens", assurent en choeur les supporteurs. Comme le rappelle le sociologue Nacer Djabi : "Le pays a rarement été aussi uni."

Mustapha Kessous - Le Monde

La Fédération algérienne s'en prend à son homologue égyptienne

Le président de la fédération algérienne de football a accusé mardi son homologue égyptien d'être "à l'origine" des violences ayant entouré le match de qualification pour le Mondial-2010 disputé samedi dernier au Caire. Samir Zaher "est à l'origine de tous les événements qui se sont produits, notamment notre agression barbare qui a fait que nous avions des blessés (trois, ndlr), qui a choqué nos joueurs et les a mis dans des conditions extrêmement défavorables", a déclaré Mohamed Raouraoua à un petit groupe de journalistes à Khartoum.

A l'issue du match joué au Caire samedi, M. Raouraoua a refusé de serrer la main de son homologue Samir Zaher, selon un journaliste de l'AFP sur place. "Je refuse de serrer la main de quelqu'un qui est à l'origine de tout ce qui est arrivé au Caire parce que c'est lui qui a commencé ces déclarations et demandé à ses supporters de faire trembler la terre sous les pieds de la délégation algérienne", a ajouté M. Raouraoua.

 

Par ALGERIE : EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL - Publié dans : articles recents
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Samedi 21 novembre 2009

La victoire a sonné comme une délivrance pour le peuple algérien qui guettait un signe de la Providence pour renouer avec la joie. Grand et historique a été l’accueil réservé par le public algérien à ses idoles qui ont défendu les couleurs nationales au prix de leur sueur et de leur ténacité qui n’ont d’égale valeur que la fierté d’une nation comme celle qui a enfanté et sacrifié un million et demi de martyrs pour sa libération. Un tel sacrifice, que seules les valeureuses nations peuvent connaître, est chargé de symboles et de sens traduisant le degré d’attachement d’un peuple à sa terre, à son identité et à sa dignité. L’Algérien est patriote jusqu’à la moelle et même jusqu’à la plus infime des veines dans laquelle coule le précieux liquide porteur de fierté et de bravoure. Le sentiment de hogra ressenti par les 35 millions d’Algériens touchés dans leur dignité en regardant leur équipe nationale caillassée et leurs supporters agressés en terrain hostile a eu pour effet d’éveiller la flamme du nationalisme que le monde entier lui reconnaissait.

 


La victoire de l’Algérie sur l’Egypte n’a été que justice. Dieu, qui a été invoqué dans les prêches haineux des Egyptiens, a encore noyé Pharaon dans son Nil et a donné raison aux fils de Massinissa. Le formidable élan de solidarité né suite au match du Caire s’est achevé en apothéose par l’accueil triomphal de l’équipe nationale de football à son retour du Soudan. Le bouillonnement et la nervosité qui habitaient tout Algérien depuis une semaine s’est transformé, pour le plus grand bonheur de tous, en un souffle de joie extraordinaire. Justice a été rendue et la fête ne peut qu’être à la hauteur de la grande victoire.

Alger rivée sur l’aéroport
Alger qui d’habitude est rivée sur la mer, semble avoir changé d’objectif, elle regarde du côté de l’aéroport, elle attend patiemment, en arborant ses atours festifs, l’arrivée de ses Rois du jour et pour toujours. Pour un moment, la jeunesse algérienne vient de surseoir à son rêve de traverser la Méditerranée à la recherche du rêve bleu. Elle savoure, au moins en ce jour béni de Dieu, un triomphe tant attendu et espéré. Plus qu’une victoire, la performance de nos joueurs qui se sont battus comme des lions a montré que la persévérance paie toujours alors que la ruse finit toujours par être démasquée. Jamais la capitale n’a vu déferler autant de supporters dans ses rues, ses places publiques, ses balcons et terrasses. Sans tutelle ni encadrement, sans convocation ni sommation d’arrêter leurs activités, les Algérois ont répondu spontanément à l’appel du cœur. Tous ont convergé sur le parcours menant les « combattants pacifistes » que sont les joueurs de l’équipe nationale, de l’aéroport jusqu’au Palais du peuple. Ce jeudi 19 novembre 2009 marquera à jamais la mémoire de plusieurs générations d’Algériens chérissant depuis 24 ans le vœu de voir se qualifier à la Coupe du monde de football leur équipe nationale. 16h50, le Boeing de la compagnie Air Algérie atterrit sur le tarmac de l’aérogare d’Alger. Un magnifique tapis rouge est déroulé sur le chemin de la dream team menant au salon d’honneur. Quelques minutes de patience et la portière s’ouvre. Les photographes, impatients de mitrailler de leurs flashs les héros de l’Algérie, semblent presque déçus de voir en premier les membres d’équipage de la compagnie Air Algérie. Encore quelques secondes et au président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, de descendre le premier, suivi du sélectionneur de l’équipe nationale Rabah Saâdane dont le nom a retenti sur tout le territoire national comme celui du chef d’un bataillon de professionnels. Abdelaziz Belkhadem était aux premières loges à l’accueil de la glorieuse équipe, alors que les journalistes guettaient derrière une barrière de sécurité la moindre déclaration des joueurs. Ces derniers, qui se suivaient en file disciplinée, se contentaient de lancer des sourires et des saluts de la main. Ghezzal, le magnifique athlète, fonce derrière le coach, suivi du reste du team, Saïfi l’impétueux, Antar Yahia le terrible, Ziani le serein, Megheni l’artiste, Belhadj le téméraire, Halliche l’infatigable et Chaouchi l’intraitable. Toute la composante de l’équipe nationale mérite notre respect et notre reconnaissance car elle s’est battue comme l’équipe de 1982 pour les couleurs du pays. Une fois installée sur le trône du bus aménagé pour permettre aux joueurs de savourer l’accueil de la capitale et saluer les Algérois, après le salut de la fanfare de la Garde républicaine, l’équipe s’engouffre dans le tumulte festif qui l’attend au sortir de l’aérogare.


Magnifique

17h, le périple joyeux débute. Le ton du formidable élan festif est déjà donné à l’aéroport. Un nombre incalculable de supporters a envahi l’aéroport, scandant « one, two, three, viva l’Algérie ». Le bus transportant photographes et journalistes qui avait pris les devants, suivi par celui de l’équipe nationale, a eu droit, à la grande joie de tous, à un très chaleureux accueil. « Où sont-ils ? », nous lancent les joyeux supporters impatients de voir de près les joueurs. « Ils sont juste derrière nous », répondons-nous en pointant du doigt le bus immaculé qui nous suit. Du haut de leur tribune, les joueurs saluent, en brandissant des drapeaux, ce public définitivement acquis à leur cœur. L’émotion est au rendez-vous en voyant tous ces yeux aspirant à toucher du regard l’équipe nationale et toutes ces mains brandies, dans l’espoir de pouvoir effleurer ne serait-ce que l’ombre d’un de ces faiseurs de miracle. Plus le cortège avance, plus le nombre de citoyens sortis participer à l’accueil grandit. Si les joueurs s’attendaient à des milliers de supporters, ils ont eu droit à des millions. Il était difficile de savoir quel chemin va emprunter le cortège tellement l’autoroute menant de Dar El Beïda jusqu’à la place du 1er Mai était investie de monde. La procession de l’équipe nationale s’avère un véritable bain de foule naturel et non calculé. Telle est l’expression d’une véritable marche spontanée et émanant du cœur. Les mesures d’état d’urgence et tous les interdits volent en éclats devant une telle déferlante qui exprime la joie sincère et franche d’un peuple. Les joueurs, qui affichent une grande satisfaction devant un tel spectacle de bonheur, se font l’écho de la population en se mettant eux aussi à chanter et à fredonner ces magnifiques slogans concoctés pour l’occasion. « Les Algériens », « Imazighen », « Yaatikoum essaha », « Djeich, chaâb maâk ya Saâdane », « Championni » ou même « Mondiali », « Khaoua Khaoua zkara flemsaroua (frères-frères bien fait pour les Egyptiens) », des milliers d’Algérois scandaient à l’unisson ces slogans. Les femmes, très nombreuses, se sont réconciliées avec le football mais aussi avec les supporters des clubs algérois grâce à l’exploit de cette dream team qui, au delà de la prestation footballistique, a défendu avant tout la dignité de tout un peuple. Du haut des ponts et bretelles, suspendus au dessus du passage des joueurs, des youyous fusent comme un signe de reconnaissance à ces héros annonçant une nouvelle ère footballistique.

Cinq heures de bonheur intense

Le cortège avance difficilement et cela ne semble pas déplaire aux joueurs qui répondent spontanément aux appels du cœur du public. Dansant, brandissant des drapeaux et parfois même des fumigènes empruntés à des supporters, les joueurs semblent vouloir profiter pleinement de ce moment unique dans l’histoire du pays. Durant cinq longues heures de liesse généralisée, l’équipe nationale a vu et a pu toucher de près l’amour d’un public. « Je n’ai plus de voix, ça fait cinq jours que je défile, mais je voulais venir les voir », nous lance un supporter qui a décidé d’accompagner le cortège à pied de l’aéroport jusqu’à la place du 1er Mai. Un véritable cordon d’amour a été spontanément ciselé par la population algéroise sur le chemin du cortège, donnant du fil à retordre aux services de sécurité. Les supporters chevronnés grimpaient sur tout ce qui pouvait leur donner de la hauteur afin d’arriver au niveau du trône des joueurs. Arbres, semi-remorques, bus, voitures, tous les moyens étaient les bienvenus. Des agents de la Protection civile, dépêchés pour essayer de contenir la foule, n’ont pas pu s’empêcher de chanter avec les supporters. Policiers et gendarmes ont aussi troqué leur mine austère contre de larges sourires et des signes de victoire. Les trains et les semi-remorques poussaient des klaxons en signe de bienvenue à l’équipe nationale. Comme si la terre ne pouvait plus contenir l’expression de joie des Algérois, le ciel d’Alger fut couvert, au passage du cortège, de formidables feux d’artifice. L’immortalité de ces moments uniques a été signée à la place du 1er Mai, point de chute du cortège. Les commentaires manquent devant une telle marée humaine poussant des cris et des chants de joie. Il s’agissait bel et bien d’une ambiance de lendemain d’indépendance.

 


Par Nadjia Bouaricha -  El Watan

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Vendredi 20 novembre 2009

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Vendredi 20 novembre 2009

Vingt-trois ans que l'Algérie attendait ça! Les Fennecs se sont qualifiés ce mercredi pour la Coupe du monde sud-africaine en disposant (1-0) de l'Egypte en match d'appui au Soudan. La rencontre s'est jouée dans un stade El Merreikh surchauffé, où les supporters des deux équipes, placés dans deux sections distinctes, se sont échauffés en sifflant les hymnes.

Sur le terrain, cela s'est traduit par une tension incroyable, et, dès la troisième minute, Mourad Meghni et Ahmed Hassan en sont quasiment venus aux mains. Une bagarre générale a alors débuté. Heureusement, la FIFA a décidé de confier le sifflet à Eddy Maillet, qui a tenu ce match d'une main de maître. Il a été contrant de calmer de nouveau les esprits quelques minutes plus tard (25e), lorsque Gomaa est venu provoquer Halliche en lui tapotant sur la tête.


Chaouchi, un mur infranchissable
Et c'est lorsque les Algériens ont marqué (40e), par l'intermédiaire d'Anthar Yahia, sur un but ressemblant étrangement à celui d'Emil Kostadinov, que les Egyptiens ont commencé à jouer. Et bien jouer. La deuxième mi-temps s'est d'ailleurs résumé à un attaque-défense, et sans un très bon Chaouchi, les Egyptiens auraient pu égaliser, que ce soit par Meteab (61e) ou Aboutrika (72e). Les coéquipiers de Karim Ziani, regroupés en défense, ont tenu cette fois jusqu'au bout du temps additionnel (4 minutes) pour devenir ainsi le seul ambassadeur du football arabe qualifié pour le Mondial. Et prendre ainsi sa revanche 20 ans après une défaite sur le même score devant l'Egypte, qui lui avait barré la route du Mondial 1990. - A.D.

LES TOURNANTS DU MATCH:
31e: Lancé sur son côté gauche, Moawad adresse un centre parfait pour Aboutrika. Sa frappe passe juste à côté du but. 40e: Ziani adresse un centre parfait pour Yahia, qui décoche une frappe très lourde qui vient se loger sous la transversale de El-Hadary ! 61e: Zidan décale astucieusement Meteab qui décoche une frappe que Chaouchi repousse à bout portant ! 85e: Zidan est servi dans la profondeur et s'écroule au contact de Halliche. Monsieur Maillet n'est pas dupe et laisse le jeu se poursuivre...

L'Equipe.fr

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Lundi 15 juin 2009

 


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